Carmina Burana

Carmina Burana est l’œuvre la plus connue du compositeur allemand Carl Orff.

Il s’agit d’une suite de «poèmes chantés profanes, pour solistes et chœur avec un accompagnement instrumental et des images magiques».

Cette œuvre magistrale de Carl Orff est tirée de 24 poèmes médiévaux issus d’un recueil appelé Carmina Burana. Ce titre énigmatique signifie littéralement : « Poèmes chantés de Beuern » ou encore « Chants de Beuern ».

Il s’agit d’une référence au monastère de Benediktbeuern, lieux de découverte des manuscrits. Une abbaye bénédictine située en Bavière et fondée vers 739/740.

C’est dans sa bibliothèque que furent découvert en 1803 ces manuscrits. Ceux-ci consistent en une sorte de compilation de chants profanes rédigés en ancien allemand, latin et ancien français, le tout datant du XIIIème siècle.

Carl Orff en a tiré le livret utilisé aujourd’hui. Il est composé de 5 sections elles-même subdivisées en mouvements, soit au total 25 mouvements.

Les sujets sont profanes et à caractère universel : la luxure, le jeu, les plaisirs de l’alcool, la nature éphémère de la vie… Le mouvement le plus connu est le chœur initial O Fortuna. En 1943, il compose les Catulli Burana puis Triofo di Afrodite en 1953, qu’il réunira avec Carmina Burana sous la trilogie Trionfi – Trittico teatrale.

Les Carmina Burana expriment le style directe de Carl Orff. Ils ne contiennent quasiment pas de développement au sens classique du terme et leur polyphonie est généralement simple.

Orff évite la complexité harmonique et rythmique. Et malgré de fréquents changements métriques, cette simplicité tranche avec la complexité de certains de ses contemporains, en particulier Stravinsky, dont on perçoit l’influence dans ses orchestration chatoyantes.

Pour Carl Orff comme pour Stravinsky, le rythme est l’élément principal de la musique.

(Sources : Wikipedia & francemusique.fr).