Orchestre d’Harmonie d’Aix-les-Bains

Actualité : prochain concert le samedi 31 mars à 20h30

Théâtre du Casino Grand Cercle 1918 – 2018

Une « note bleue » pour un centenaire…!

Le jazz a 100 ans. Née en 1917 à la Nouvelle-Orléans dans les pires conditions qui soient (esclavage, racisme, pauvreté, prostitution,) cette musique véritablement unique, fruit d’un brassage de peuples et d’ethnies, aux composantes multiples (rythmes africains, gospel, blues des champs de coton, harmonies européennes de la musique classique, mélopées créoles et plus encore …) est devenue en un siècle, non seulement la plus grande forme d’art que nous aient donné les Etats-Unis d’Amérique, mais a également répandu sa bonne parole sur les cinq continents et est pratiquée sur toute la planète.

L’étymologie du mot « jazz » reste encore aujourd’hui controversée. Le mot apparaît pour la première fois dans la presse de New-York en 1917 à l’occasion d’un orchestre blanc, l’Original Dixieland Jass, ou Jasz, Jaz, puis Jazz.

On s’accorde à reconnaître que le « berceau » du jazz fut la Nouvelle-Orléans. C’est là que se produisit, entre 1890 et 1910, la fusion entre trois courants musicaux jusqu’alors parallèles : la musique populaire des Noirs (la musique religieuse, les chants de travail et surtout le blues), le ragtime et la version blanche européanisée de la musique populaire afro-américaine. La synthèse de ces trois courants n’aurait sans doute pas pu s’opérer sans la rencontre des musiciens noirs avec les musiciens « créoles de couleur ». Cela explique que la plupart des « pionniers du jazz » furent des créoles de couleur, dont les plus connus sont Jelly Roll Morton et Sidney Bechet.

Nés en 1898 et 1918, George Gershwin et Leonard Bernstein, symphonistes de jazz, ont signé deux partitions qui ont fait le tour du monde. Ils mélangent tous les deux les styles les plus divers, le jazz, la musique populaire et la musique classique. “Rhapsody in Blue” pour piano et orchestre (1924) et “West Side Story” (1957) furent créés à New York.

Pour reprendre les paroles de Claude Debussy, « ce sont les vents qui passent et qui nous racontent l’histoire des mondes », en l’occurrence l’histoire de la musique d’influence ou authentiquement américaine. L’OHA qui honore la présence des 100000 américains à Aix-les-Bains en 1918, assure à lui seul la puissance, l’énergie, et la brillance nécessaires au répertoire des vents. Les orchestrations donnent la parole à chacun, comme pour montrer la virtuosité individuelle mais aussi la différence et la fine palette de couleurs de l’ensemble.

En 1918, l’orchestre du 15ème Régiment de la Garde de New-York, sous la direction de James Reese Europe fait découvrir les rythmes afro-américains. Ceux-ci emballent les soldats américains ainsi que la population aixoise.

 

« Il y a cent ans, la note bleue résonnait dans le théâtre et les rues d’Aix-Les-Bains. »


 

Samedi 31 Mars 2018Théâtre du Casino 20H30 : “Week-end in New York”.

 

D’où qu’il soit issu, le jazz reste un témoignage oral des traditions d’un pays, d’un peuple, et il échappe souvent à la notation classique. Du jazz tout azimut avec 70 musiciens sur scène et le bonheur de jouer… Œuvres incontournables et inusables du répertoire, ce concert atteste que leurs auteurs étaient des visionnaires capables de transcender les frontières géographiques et musicales.

 

120ème anniversaire de la naissance de George Gershwin, c’est le pianiste savoyard Pascal GALLET que l’orchestre d’harmonie aura l’honneur d’accompagner dans la Rhapsody in Blue (1924).

Pianiste concertiste international couronné de nombreux prix de concours internationaux, Pascal GALLET parcourt le monde, Canada, Japon, États-Unis (New York)… notamment de façon régulière au Brésil et en Chine. Familier des radios et télévisions : Radio classique, France musique, France culture, France inter, France Bleue, France 2, Arte, Mezzo…Professeur au Conservatoire de Marseille  il est depuis 2016 chroniqueur à Sud Radio pour l’émission « tout est classique ». Pascal GALLET reste le seul pianiste au monde à avoir enregistré en disque l’intégrale piano d’André Jolivet.

La première partie du concert sera assurée par le bigband du conservatoire d’Aix-les-Bains sous la direction d’Yves Curtoud, professeur de trombone et tuba au sein de cette école. Pour cette soirée, en hommage aux soldats américains, l’ensemble jouera George Gershwin, Cole Porter, Duke Ellington….

Dans un final résolument swing, le groupe s’associera à l’OHA pour une version jazzifiée du Casse-Noisette de Tchaïkovski.

 

Programme :